Dans le cadre de son programme de soutien continu à la pharmacie, Partenaires Pharmaceutiques du Canada est fière de vous proposer une entrevue en profondeur avec David Hill, directeur exécutif du Conseil canadien d’agrément des programmes de pharmacie.
David Hill
Directeur exécutif
du Conseil canadien d’agrément des programmes de pharmacie
De pair avec l’évolution du rôle des pharmaciens désormais appelés à offrir des soins cliniques et un encadrement pharmacothérapeutique, les assistants techniques en pharmacie seront en mesure de passer à l’étape importante de la délivrance de médicaments. Toutefois, pour que les pharmaciens et les assistants techniques en pharmacie aient la possibilité d’élargir la portée de leur pratique pour inclure ces nouveaux services à l’intérieur de notre système de soins de santé, il est nécessaire d’avoir l’assurance que les assistants techniques en pharmacie ont la formation requise pour assumer les fonctions traditionnelles entourant la délivrance des médicaments. Cela exige que des normes nationales de réglementation placent tous les assistants techniques en pharmacie à un niveau uniforme de compétences pour leur permettre d’élargir la portée de leur pratique pour y inclure plusieurs tâches qui relèvent actuellement des pharmaciens.
David Hill, directeur exécutif du Conseil canadien de l’agrément des programmes de pharmacie (CCAPP), travaille actuellement à l’élaboration d’un programme national dûment requis d’accréditation en ce qui concerne les programmes de formation à l’intention des assistants techniques en pharmacie. Nous avons récemment discuté avec lui des défis et des possibilités que présente cette initiative importante.
« L’accréditation ou la reconnaissance professionnelle se veut une mesure de qualité des programmes offerts à l’échelle nationale. Les enseignants ont demandé qu’un programme d’agrément soit mis en place afin d’apporter une certaine cohésion à la formation des assistants techniques en pharmacie au pays. Non seulement chaque province a-t-elle des normes qui lui sont propres et aussi chaque établissement d’enseignement, mais il n’existe aucune norme nationale régissant la bonne qualité des programmes de formation des assistants techniques en pharmacie. »
« J’ai entendu des pharmaciens en milieu communautaire déclarer qu’un assistant technique peut assurer le succès d’une entreprise s’il est bon ou la perte de celle-ci s’il ne l’est pas. Jusqu’à maintenant, les pharmaciens s’en remettaient au hasard et ne pouvaient pas vraiment dire si la personne qu’ils embauchaient leur fournirait ou non des services de qualité. Quand vient le temps d’embaucher un pharmacien, les hôpitaux ou les chaînes de pharmacie savent très bien que les diplômés de Dalhousie, de l’Université de l’Alberta ou l’Université de la Colombie-Britannique sont de compétences égales, mais nous n’avons pas la même tranquillité d’esprit quand vient le temps d’embaucher un assistant technique diplômé. Nous remarquons que certains groupes de pharmacies ou d’hôpitaux acceptent d’embaucher les diplômés issus seulement de tel ou tel programme d’enseignement, au détriment du programme d’autres établissements. En bout de ligne, nous avons donc des ressources imposantes d’enseignement qui produisent des diplômés à qui leur profession n’accorde que peu d’assurance que tous les diplômés ont les compétences qu’il faut. En sa qualité d’organisme d’agrément professionnel, le CCAPP tente d’amener chaque établissement d’enseignement à atteindre un niveau uniforme de qualité prévisible. »