Dans le cadre de son programme de soutien continu à la pharmacie, Partenaires Pharmaceutiques du Canada est fière de vous proposer ce fascinant article de réflexions personnelles de Kory Sloan, pharmacien au Centre de détention provisoire à sécurité maximale d’Edmonton.

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Kory Sloan occupe sans contredit un poste de pharmacien hors du commun.

Sur un mur de son bureau, au Centre de détention provisoire d'Edmonton, se trouve une armoire de verre comme celles où les gens aiment habituellement conserver des trophées sportifs ou autres souvenirs. Cependant, la sienne contient plutôt des couteaux et des armes de fabrication artisanale qui ont été confisqués à des détenus. Bon nombre de ces armes sont faites à partir de manche de brosse à dents, de cuillère ou de brosse à cheveux.

« Les détenus font preuve de grande créativité, raconte Kory. J'ai même entendu parler d'individus qui ont tenté de faire entrer ce genre d'armes en prison en se les introduisant dans le rectum, dans le but de s'en servir plus tard pour régler un compte avec un autre détenu. Le vieux dicton, je présume, s'applique toujours – « quand on veut, on peut. »

Ne laissez surtout pas Kory Sloan vous convaincre que son travail est semblable à celui de n'importe quel autre pharmacien.

Le poste qu'il occupe est tout à fait unique en Alberta. Il est pharmacien, à temps plein, dans un établissement correctionnel provincial. Le Centre de détention provisoire est un établissement à sécurité maximale, un genre de plaque tournante pour les personnes qui ont été arrêtées et qui attendent du subir un procès ou qui ont subi un procès et qui attendent que leur sentence soit prononcée. Le centre voit aussi passer les pires parmi les pires, incluant des délinquants sexuels et des meurtriers, mais Kory s'est habitué à ce milieu où il est en poste depuis 2007.

« Ce secteur de la pratique de la pharmacie est encore inexploré. Essentiellement, mon emploi a été créé lorsque j'ai été embauché, ajoute-t-il. Le roulement quotidien de la pharmacie était assuré par les infirmières. Elles faisaient un travail extraordinaire, mais elles n'ont pas de formation en pharmacologie, en dispensation et en gestion des stocks. Les achats et la gestion des stocks comptent pour une bonne partie du travail que je fais ici et il était impossible pour les infirmières de réussir à tout faire, en plus de toutes les autres responsabilités dont elles s'acquittent déjà. »

À suivre à la partie deux…